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FAQ – La FCSCA et  le Protocole de Kyoto

Qu’est-ce que le Protocole de Kyoto?

Le Protocole de Kyoto, signé au Japon en 1997 par 180 pays, est un accord en vertu duquel 38 pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) entre 2008 et 2012. L’objectif visé est de maintenir l’ensemble de leurs émissions de GES à 5,2 % en deçà des niveaux de 1990. Le Protocole de Kyoto relève de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et il entre en vigueur le 16 février 2005.

Le Protocole de Kyoto résout-il le problème des changements climatiques?

Non, et même si c’est une première étape importante, il faut reconnaître que les changements climatiques constituent un problème de longue haleine. Pour atteindre l’objectif de la Convention-cadre sur les changements climatiques, dont le but est de stabiliser la concentration de GES dans l’atmosphère et donc le climat, des réductions globales de plus de 50 % de ces émissions s’imposent; cela signifie qu’il faudra conclure plusieurs autres protocoles de Kyoto pour y parvenir. Pendant ce temps, le climat continuera de changer. 

Le Canada doit, en matière de changements climatiques, se doter d’une stratégie à long terme fondée sur la recherche. Car la recherche est nécessaire pour savoir de combien nous devons réduire nos émissions de GES et comment nous pouvons abaisser le total de ces émissions à l’échelle planétaire. La recherche est aussi nécessaire pour trouver des stratégies d’adaptation susceptibles d’atténuer les incidences négatives des émissions de GES et de tirer parti des avantages des changements climatiques. Elle doit faire mieux comprendre les cycles des GES, mieux prévoir les changements climatiques, notamment les conditions climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses, tornades, ouragans, changements climatiques régionaux, etc.) et mieux expliquer également les rapports entre le climat et la qualité de l’air, les écosystèmes marins et les autres questions de même nature.

La FCSCA souscrit-elle au Protocole de Kyoto?

Oui.  Le Protocole constate que le climat de la Terre change et que des mesures s’imposent à l’échelle internationale pour en atténuer les incidences. Le Protocole est une étape importante pour combler des besoins multiples et complexes et pour s’assurer que les pays rendent compte des dispositions qu’ils ont prises.

Comment la FCSCA subventionne-t-elle la recherche relevant du Protocole de Kyoto?

La FCSCA subventionne des projets de recherche fournissant de l’information sur les sources et les puits de GES, la variabilité du climat, les conditions climatiques extrêmes et les interactions entre les océans et l’atmosphère. Ces types de projets contribuent beaucoup à la compréhension scientifique des données à la base de la Convention-cadre sur les changements climatiques et du Protocole de Kyoto. La recherche financée par la FCSCA permettra de suivre les progrès accomplis et d’évaluer l’efficacité des mesures prises dans le cadre du Protocole de Kyoto. 

Les spécialistes des sciences du climat ne sont pas d’accord entre eux sur les fondements scientifiques du Protocole de Kyoto. La FCSCA subventionne-t-elle les uns et les autres peu importe leur camp?

La FCSCA subventionne les uns et les autres peu importe leur camp. Un projet tenant rigoureusement compte de ses directives sur l’excellence de la recherche peut être financé peu importe l’hypothèse scientifique sur laquelle il repose ou les connaissances climatiques auxquelles il donne lieu au bout du compte.

Qu'arrive-t-il si les résultats d'une recherche financée par la FCSCA vont à l'encontre de la politique gouvernementale actuelle?

La FCSCA a pour mission de fournir des données scientifiques permettant au gouvernement et aux autres intéressés de comprendre les questions climatiques et d’agir en conséquence. Fort de ces données, le gouvernement sera mieux en mesure de prendre des décisions éclairées et d’élaborer des politiques. Des résultats de recherche probants allant à l’encontre de la politique du gouvernement seront d’autant plus précieux qu’ils clarifieront les faits et lui feront mieux comprendre les problèmes en cause.

Quelle incidence la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto aura-t-elle sur le financement de la FCSCA par le gouvernement?

On ne sait pas au juste quelle incidence la mise en œuvre du Protocole de Kyoto aura sur le niveau de financement de la FCSCA par le gouvernement, si tant est qu’il est vrai qu’elle pourrait avoir une incidence quelconque. Nous en saurons davantage après le dépôt du budget du 23 février 2005 à la Chambre des communes.

Quelle incidence la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto aura‑t‑elle sur les subventions que la FCSCA accorde aux projets de recherche?

La FCSCA continuera de subventionner des projets en fonction de l’ordre des priorités approuvé par son Conseil d’administration et selon des critères scientifiques valables, par exemple, les besoins nationaux, la compétence des demandeurs et la rigueur de leur méthodologie.

Quelle différence le Protocole de Kyoto fera-t-il sans la participation des États‑Unis ou des pays en développement?

Le Protocole de Kyoto est l’exemple proverbial d’une « bonne démarche initiale ». Il est vrai que le traité a souffert du retrait des États-Unis en 2001, mais la signature de la Russie en 2004 lui a redonné un nouveau souffle. Les États-Unis, qui sont responsables d’environ le quart de toutes les émissions de GES dans le monde, se sont retirés du Protocole parce qu’ils croyaient que sa mise en oeuvre nuirait considérablement à leur économie.

Le Protocole de Kyoto reconnaît que ce sont les pays en développement qui contribuent le moins aux changements climatiques et que ce sont eux qui en souffriront vraisemblablement le plus. De nombreux pays en développement ont signé le Protocole créant ainsi une tribune valable pour la poursuite des discussions.

Plus important encore, le Protocole établit le cadre des futures négociations qui auraient exigé encore une décennie pour aboutir à un nouveau traité si jamais celui-ci avait échoué.

Les objectifs du Canada à Kyoto sont-ils réalisables?

L’objectif de réduction des GES convenu par le Canada (6 % de moins que les niveaux de 1990) nécessitera une somme de travail énorme, des incitatifs de l’État et l’achat de droits d’émission à d’autres pays.